Tout le projet a été mené par un modèle de langage, de la lecture de la disquette au remake : rétro-ingénierie, code, essais, bot, vidéos et ce site. Cette page dit lequel, combien de texte il a lu et écrit, et ce que le projet a coûté en électricité et en CO₂.
L'essentiel
Le modèle de langage pèse bien plus que la machine : environ 20 à 260 fois plus de CO₂. L'électricité française, très peu carbonée, rend la part locale presque négligeable.
Ordre de grandeur pour l'ensemble : quelques kilogrammes à quelques dizaines de kilogrammes de CO₂. La valeur centrale, environ 20 kg, correspond à une centaine de kilomètres en voiture thermique.
Ne sont pas comptés : l'entraînement du modèle, la fabrication des machines, l'écran, le réseau, et le PC resté allumé entre deux commandes.
Le modèle de langage
Claude Opus 5.5
Modèle claude-opus-5-5 d'Anthropic, utilisé dans Claude Code, en ligne de commande, sur la machine du projet.
Il lit les fichiers, lance les outils (machine d'analyse, Godot, Unreal, Blender, ffmpeg), regarde les captures d'écran, écrit le code et la documentation.
L'humain fixe les objectifs, juge les résultats à l'écran et tranche les choix ; le modèle fait le reste.
Une seule session de travail
Du 18/10/2026 au 23/10/2026, sans interruption du fil.
6 203 appels au modèle.
Environ 4 700 commandes lancées sur la machine.
5,5 M
jetons écrits par le modèle (réponses, code, commandes)
12,8 M
jetons de contexte nouveaux (fichiers lus, résultats d'outils)
3 051 M
jetons de contexte relus depuis le cache, à chaque appel
Chiffres relevés dans le journal de la session : chaque réponse du modèle y note ses jetons. Un jeton vaut environ trois quarts de mot. Le contexte est relu à chaque appel, d'où le très grand nombre de jetons relus ; le cache évite de le recalculer entièrement.
Bilan carbone
≈ 3,8 kWh
consommés par la machine du projet pour le travail effectué
≈ 213 g CO₂
pour la machine, sur le réseau électrique français
≈ 4 à 56 kg
de CO₂ estimés pour le modèle de langage, dans ses centres de données
La machine du projet : mesurée
Mesures faites avec CodeCarbon 3.3.2, en mode hors ligne, pays France (56 g de CO₂ par kWh).
Carte graphique NVIDIA RTX 4080 SUPER : puissance relevée par son pilote.
Processeur AMD Ryzen 7 7800X3D : estimé d'après sa charge (son capteur d'énergie n'est lisible qu'en administrateur).
Mémoire de 32 Go : estimée par CodeCarbon.
Chaque activité a été mesurée quelques minutes, puis multipliée par sa durée réelle dans le projet, tirée des journaux.
Le modèle de langage : estimé
Anthropic ne publie pas l'énergie consommée par jeton : on ne peut que l'estimer.
Les jetons sont pondérés par leur coût de calcul relatif, d'après les tarifs : relire le cache coûte le dixième d'un jeton de contexte, qui coûte le cinquième d'un jeton écrit. Soit environ 70 M d'équivalents « jetons écrits ».
Entre 0,3 et 2 Wh pour 1 000 jetons écrits, d'après les ordres de grandeur publiés pour d'autres modèles (Google : 0,24 Wh par requête Gemini médiane ; Epoch AI : environ 0,3 Wh par requête GPT-4o). Soit 21 à 140 kWh.
Entre 0,2 et 0,4 kg de CO₂ par kWh dans les centres de données, refroidissement compris.